Essai de géolocalisation des postes de conservateurs: aspects techniques (2/2)

Je fournirai ici quelques détails techniques pour éclairer la réalisation de la carte présentée dans le billet précédent.

Étape 1 : récupération des données de Poppee

Le contenu de Poppee

La première étape a consisté à récupérer les données de Poppee. Certaines informations sont publiques, et donc accessibles sans identification. C’est le cas de:

  • le nombre des postes proposés, établissement par établissement (pour les conservateurs mais aussi les autres corps de la filière bibliothèque) :

listePostesVac (listePostesVac)  2015-02-13 22-40-08

  • pour les conservateurs uniquement, de la liste des “profils de postes” :

listeProfils (listeProfils2)  2015-02-13 22-35-40

  • des informations détaillées pour chaque profil :

affProfil (affProfil)  2015-02-13 22-36-30

Tout d’abord, on remarquera que le nombre de profils de poste ne correspond pas exactement au nombre de postes ouverts. En effet chaque établissement peut proposer autant de profils qu’il souhaite. Le  décalage le plus significatif concerne la BNF, qui propose 2 postes, mais publie 25 fiches de postes. Si je comprends bien, les 23 postes supplémentaires seront pourvus en interne. D’autre part, quelques établissements ont déclaré des postes vacants sans fournir de fiche de poste (à Caen notamment).

Mon objectif était de croiser les informations fournies dans:

  • chaque fiche de profil (établissement, code de l’établissement, “bref descriptif du poste”, “descriptif du poste incluant une analyse des tâches”, “responsabilité de gestion”, “compétences et aptitudes requises”);
  • la liste des profils (ville d’implantation);
  • la liste des postes vacants (nombre de poste pour chaque établissement).

L’extraction des données

Les données les plus intéressantes sont les fiches de postes détaillées. Or, techniquement, les paramètres sont passées à chaque page du site en utilisant la méthode POST, ce qui signifie qu’on ne peut pas juste bidouiller l’URL pour afficher une fiche de poste donnée. Heureusement, un outil comme Firebug permet facilement de récupérer tous les paramètres nécessaires.

Installez l’extension, activez l’onglet “Réseau”, rendez vous sur la page de Poppee, puis naviguez jusqu’à une fiche détaillée.

Les paramètres passés en POST sont les suivants:

  • noRet : 5
  • uaarneRet    0134031L
  • action : detailler
  • lastPage : listeProfils2
  • pageAction : listeProfils2
  • radiobutton    radiobutton

Seuls les deux paramètres varient pour chaque fiche : noRet (le numéro du poste) et uaarneRet (le code de l’établissement). Ils doivent être passés tous les deux à la page (sinon un message d’erreur s’affiche).
Sous Linux ou Mac, on peut charger le code de la page en ligne de commande, avec la commande suivante, récupérable au moyen d’un clic droit sur la requête dans Firebug:

Il est facile avec quelques lignes de PHP (ou de n’importe quel langage) de charger la page au moyen de la commande cURL, en prévoyant une boucle qui va passer tous les couples numéro de poste/code bibliothèque, que l’on aura préalablement récupérés à partir de la page affichant la liste de toutes les fiches de postes.

Sauf que…

Un cookie peut en cacher un autre

Il y a un petit hic : si vous testez la commande curl avec les paramètres fournies plus haut, vous obtiendrez une page d’erreur. Le code contient en effet un cookie de session, qui se périme au bout de quelques minutes. Si on se contente de passer les paramètres en POST sans ce cookie, ou avec un cookie périmé, la page chargée sera une page d’erreur. Il faut impérativement passer à la page un cookie de session “JSESSIONID” valide.

La solution la plus simple en terme de code, mais la plus fastidieuse consiste à ouvrir Poppee dans Firefox, d’aller afficher une fiche de poste, de récupérer la valeur du cookie avec Firebug (par exemple Lvw7Jp2PtypHJqvc1gfZLwMcfmSYBGbWvCjhSfXhgnnCHmkmD2pc!-223110900′), puis de la copier dans le code PHP, juste avant de lancer le script:

J’ai cherché à automatiser au maximum le script, en éliminant cette étape de saisie manuelle du cookie. La première piste à laquelle j’ai pensée a été de simuler une première visite sur la page d’accueil avec cURL en recourant aux options CURLOPT_COOKIEJAR et CURLOPT_COOKIEFILE, qui permettent respectivement d’enregistrer et de réutiliser un cookie. Cependant je ne souhaitais pas enregistrer le cookie sur le disque, mais simplement dans une variable. C’est plus compliqué, mais faisable avec l’option CURLOPT_HEADERFUNCTION. On trouve une implémentation sur ce billet de 2008 du blog de Geoffrey Warnants et ce billet de 2011 de Brian Wendt.

Ma joie a été de courte durée quand j’ai réalisé que la simple récupération du cookie fourni par la page d’accueil de Poppee ne suffisait pas à éviter une erreur : un second cookie est envoyé par le site à une autre étape de la navigation, et c’est ce dernier qui doit être joint pour pouvoir télécharger chaque fiche de poste. De plus, même avec ce bon cookie, j’obtenais une page d’erreur jusqu’à ce que je comprenne qu’il fallait simuler complètement une navigation, pour détromper le serveur.

Que ce soit pour la page présentant la liste de tous les postes ou pour les pages détaillant chaque fiche de poste, j’ai finalement pu récupérer le contenu du code HTML, et extraire les informations pertinentes avec XPath. Là encore, petit piège : en récupérant le chemin des éléments pertinents dans Firebug, j’ai obtenu des chemins comprenant un élément “tbody”, qui en fait ne figure pas dans le code-source, mais est rajouté par Firefox lorsqu’il analyse l’arbre des balises. Il faut donc supprimer cet élément du chemin. Apparemment ce point est bien connu des apprentis scrappeurs.

J’ai déposé le code dans un Gist au cas où cela intéresserait certains: https://gist.github.com/msaby/f2ca3279caef7d3eb756.

Nous obtenons donc un fichier csv avec les informations voulues. Mais pour être plus complet, on peut le croiser dans Libreoffice avec la liste des postes proposés au mouvement, qui comprend le nombre de poste vacants par établissement, et quelques postes pour laquelle il n’existe pas de fiche détaillée (à Caen notamment).

Néanmoins, à ce stade, les données manquent encore de précision, car nous ne disposons pas de l’adresse précise de chaque bibliothèque. La conséquence inévitable sera une superposition des marqueurs des bibliothèques situées dans une même ville, notamment à Paris. Pour éviter cela, j’ai essayé de récupérer automatiquement l’adresse des bibliothèques.

Étape 2 : récupération des adresses

L’identifiant propre à chaque établissement dans Poppee est – pour les établissements d’enseignement supérieur du moins – le code UAI (unité administrative immatriculée) du SCD ou SICD. Les codes UAI ont remplacé les codes RNE (répertoire national des établissements) en 1996. Ils sont attribués à chaque établissement scolaire (écoles, collèges, lycées, CFA, enseignement supérieur, public ou privé), mais aussi à des composantes n’ayant pas la personnalité juridique, comme les SCD. Le code Poppee des BMC (bibliothèques nationales classées), de la BNF, des DRAC, etc., n’est pas un UAI, mais il est structuré de la même manière.

Il est possible de retrouver chaque établissement à partir de son UAI sur l’Application de consultation et cartographie des établissements du système éducatif français qui donne accès à la “base centrale des établissements” (BCE). On y trouve des informations administratives de base (pas de statistiques) sur tous les établissements d’enseignement, de la maternelle à l’enseignement supérieur, publics ou privés, sous tutelle ou non du ministère de l’éducation nationale.

Malheureusement, comme pour Poppee, il impossible de faire un lien direct vers une fiche ou vers une recherche à partir de l’interface publique. Vu que le site est très récent, j’imagine que cette limitation est voulue, mais c’est fort dommage.

Voici à quoi ressemble la fiche sur le SCD d’Aix-Marseille (UAI 0134031L): outre son adresse et sa nature (SCD), l’académie est précisée, et surtout l’entité “mère”, à savoir l’université elle-même (UAI 0134009M).

Je n’ai pas approfondi ce point, mais le lien avec l’entité “mère” permettrait de faire des croisements automatisés entre données sur les bibliothèques et sur les universités, car les jeux de données en opendata concernant l’enseignement supérieur et la recherche identifient les universités grâce à ce code UAI.

aix

Oh, joie, les mentions légales permettent une réutilisation des informations:

Conditions de réutilisation des informations publiques
En application de la loi du 17 juillet 1978 modifiée par l’ordonnance n°2005-650 du 6 juin 2005 relative à la liberté d’accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques, ces informations peuvent être réutilisées à d’autres fins que celles pour lesquelles elles ont été produites. Les documents publics ou officiels peuvent être reproduits librement.
Sauf accord de l’administration, la réutilisation des informations publiques est soumise à la condition que ces dernières ne soient pas altérées, que leur sens ne soit pas dénaturé et que leurs sources et la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées.

Plutôt que de procéder comme pour Poppee, j’ai préféré passer par l’interface professionnelle de cette base, accessible avec un code d’accès. Par curiosité, j’ai demandé un code d’accès en précisant ma demande, et il m’a été accordé.

J’ai constaté les différences suivantes entre la version grand public et la version professionnelle:

  • les options de recherche et d’affichage sont beaucoup plus fines et plus nombreuses
  • les résultats sont plus riches : téléphone et adresse courriel de la structure, spécificités pédagogiques (présence d’une section européenne dans les lycée, internats, etc.), zones géographiques (canton, bassin d’emploi, secteur scolaire, ZEP, etc.)
  • il est possible de récupérer les résultats en csv ou en xml. Chic!
  • les mentions légales sont très restrictives:

Tous droits sur les informations de ce site web du ministère de l’éducation nationale et du ministère de l’ enseignement supérieur et de la recherche   sont réservés. Toute reproduction, intégrale ou partielle, des informations par quelque procédé que ce soit, faite sans le consentement écrit des ministères est illicite.   La capture des informations fournies par cette application à fin de création d’un autre traitement, par exemple à usage commercial ou publicitaire, est strictement interdite. L’utilisation des informations mises à disposition est à usage strictement personnel. Toute personne accédant à ce site   est responsable des données qu’elle diffuse, utilise et / ou transfère et s’engage à ce titre à respecter la législation française en vigueur.

Concernant les SCD, les informations accessibles via l’interface professionnelle sont les même que celles accessibles via l’interface publique, à l’exception des numéros de téléphone, qui ne sont disponibles que dans la première.

J’ai pu facilement obtenir via cette interface un fichier csv contenant toute la base. Un point négatif : je n’ai pas trouvé comment inclure le code de l’UAI “mère” des SCD, alors que cette information pourrait être importante pour certains retraitements.

Je m’interroge sur la différence de formulation des mentions légales, s’agissant de deux interfaces d’une même base, donnant accès à un coeur de données identiques. Je soupçonne une évolution de la position du ministère sur ce point. Etant donné que les informations dont j’ai besoin (les adresses) sont également disponibles dans l’interface publique, et que j’aurais très bien pu les récupérer à la main, il me semble que je suis dans mon bon droit en procédant au recoupement entre ce fichier et celui obtenu à l’étape 1. J’ai donc utilisé Libreoffice et sa fonction RECHERCHEV afin d’enrichir mes données avec l’adresse précise des SCD (bien sûr cela aurait pu être fait avec un petit script).

Étape 3 : enrichissement et nettoyage manuel

Pour pouvoir distinguer les différents types d’établissements (BU, BMC, etc.) sur ma carte, la seule solution était de procéder manuellement, en rajoutant une colonne dans le tableau. On peut accélérer le traitement en triant les postes par établissements pour regrouper les cas similaires, mais un traitement complètement automatique est difficile, en raison de l’hétérogénéité des intitulés (SCD de … ; SERV COM DE …, SCDU de …, BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE DE, etc.)

C’était tout à fait facultatif, mais j’ai rajouté un intitulé normalisé et homogène pour les établissements (Paris 1, Paris 2, Paris 3, etc.).

Bref, 20 bonnes minutes de retraitement.

Étape 4 : visualisation

Ne restait plus qu’à visualiser les données en utilisant “My maps” de Google. Durant ces derniers mois, Google a changé les fonctionnalités et le nom du service, ce qui complique quelque peu la recherche d’information à son sujet : aujourd’hui, le service permettant gratuitement de localiser des points et des formes géométriques sur une carte s’appelle “My maps”, mais il était autrefois connu sous le nom de “Google Map Engine Lite”. Il ne faut pas le confondre avec le service aujourd’hui appelé “Google Map Engine”, plutôt destiné à des professionnels, et dont la fermeture en janvier 2016 a été annoncée il y a quelques semaines à la grande surprise de ses utilisateurs.

Pour utiliser “My Maps”, il faut avoir un compte chez Google. A éviter, donc, si votre carte doit rester complètement confidentielle, ou si vous refusez par principe d’alimenter l’ogre de Mountain View avec vos précieuses données. Il existe d’autres solutions, mais l’usage de My Maps étant extrêmement répandu il me semble utile de savoir comment procéder, d’autant que c’est enfantin.

L’avantage de ce service est de proposer une géolocalisation automatique, qui va permettre de positionner précisément les marqueurs sur la carte en fonction de leur adresse postale. Il serait possible de récupérer leur longitude et leur latitude en utilisant cette API de Google  (j’espère que je ne dis pas de bêtise, je ne l’ai jamais testée), ou son équivalent d’OpenStreetMap (même remarque…).

Jusqu’à 2013 environ (je n’ai pas recherché la date précise), ce service ne permettait pas d’ingérer directement un fichier tabulé pour générer une carte. Ce qui obligeait les utilisateurs à ruser, par exemple en retraitant leurs données avec Yahoo Pipes avant de les transmettre. Ce n’est désormais plus le cas, du moins pour les usages basiques.

L’URL du service est  https://www.google.com/maps/d/

En plus du billet de Lully1804, je vous conseille d’aller directement sur le site de Google, qui fournit une aide détaillée pour accéder à My Maps ainsi qu’un mode d’emploi pour ingérer des données csv (ou contenues dans un Google doc, ou formatées en KML, etc.).

Voici les principales étapes:

  1. Ouvrir My maps et cliquer sur “Créer une nouvelle carte”
  2. Importer le fichier tabulé
  3. Sélectionner la ou les colonnes contenant les informations pour placer les repères (adresse ou coordonnées)
    Capture d’écran 2015-02-24 à 00.59.10
  4. sélectionner une colonne qui donnera son titre aux repères
    Capture d’écran 2015-02-24 à 01.00.41
  5. corriger les anomalies : dans mon cas, deux adresses étaient fausses (celle de l’ABES et celle de la BU de Nouméa)
    Capture d’écran 2015-02-24 à 01.02.06

Nous voila avec une carte au “style uniforme”, comme le dit Google.

Capture d’écran 2015-02-24 à 01.04.03

Il suffit de cliquer sur “Style uniforme” dans le menu de gauche et de sélectionner le champ à prendre en compte pour distinguer les points. Je vais choisir “type d’établissement”.

Capture d’écran 2015-02-24 à 01.07.06

Et voilà le travail:

Capture d’écran 2015-02-24 à 01.14.33

On peut ensuite cliquer sur chaque puce dans le menu pour modifier la couleur ou la forme, ou même utiliser des icônes fournies par Google ou personnalisées.

Voila ce que ça donnerait à Paris, avec des tasses à café pour les BU, des € pour les BIU, et des $ pour les grands établissements:

Capture d’écran 2015-02-24 à 01.19.55

Enfin, j’allais presque oublier, dans les cas d’établissements proposant plusieurs postes, les marqueurs sont superposés, il faut donc cliquer sur le marqueur du dessus, et le déplacer légèrement à la souris pour faire apparaître les autres. Cela suppose évidemment d’avoir analysé le tableau auparavant, car il n’y a aucun indice sur la carte elle-même.

Vous pouvez enfin partager votre carte, en cliquant sur “Partager” dans le menu de gauche. Plusieurs options seront possibles, comme sur les outils Google en général : accès privé, public, ou pour les personnes possédant le lien.

 

Essai de géolocalisation des postes de conservateurs ouverts au mouvement (1/2)

Depuis quelques années, Lully réalise des cartes à partir de la liste des postes “ouverts au mouvement” (pour les néophytes : disponibles par voie de mutation) pour les différents corps de la filière bibliothèque. En dernier lieu, voir sa carte des postes de BAS.

Comme il n’a pas eu le temps de dresser la carte des postes de conservateurs, j’ai décidé de m’y coller, en essayant d’aller un peu plus loin dans la récupération des données de l’application Poppee.

Il s’agit avant tout pour moi d’un petit exercice pratique de récupération et de visualisation de données. Je doute que la carte apporte grand chose aux personnes concernées, qui ont pour la plupart déjà dû faire leur choix…

Dans cette application assez old school (compatible IE 6 et Netscape 7.2…), on trouve

  • des “Informations générales en libre accès” ;
  • la circulaire de gestion du personnel (129 p. en PDF) ;
  • des informations en accès restreint, pour les agents lauréats des concours ou demandant une mutation, et pour les directeurs.

Il n’y a pas de mentions légales concernant les informations générales en libre accès. Je suppose que certaines informations de base sont des informations publiques librement réutilisables (nom et ville des établissements), mais que d’autres sont légèrement plus “sensibles” (nombre et nature des postes proposés, contact au sein des bibliothèques), bien qu’en accès libre. En effet, ces dernières n’ont pas vocation à perdurer, puisque l’application ne permet pas de retrouver la trace des postes offerts lors des mouvements précédents. Une fois le mouvement clos, je supprimerai donc ma carte interactive, en ne laissant qu’une capture d’écran. Toutefois je ne suis pas juriste, donc si une demande de retrait juridiquement argumentée m’est adressé par le ministère je m’exécuterai sans broncher.

Carte des postes

Voici le résultat. Vous pouvez cliquer sur l’icône en haut à gauche pour afficher la légende présentant les différentes catégories (BU, BMC, etc.), zoomer à votre guise, et cliquer sur un marqueur pour afficher le détail du poste.

[Edit du 8 mai : je supprime le lien vers la carte interactive pour ne conserver qu’une capture d’écran]

Capture d’écran 2015-05-08 à 13.41.34

Chaque marqueur correspond à une fiche de poste. Lorsque plusieurs postes sont proposés, les marqueurs sont donc superposés, ce qui est un inconvénient certain. J’ai pu manuellement en décaler quelques-uns (Rennes 2, Bordeaux-Montaigne, etc.), mais cet expédient n’est pas possible pour la BNF, qui propose 25 fiches de postes. Les fiches de la BNF ne peuvent donc pas être distinguées les unes des autres.

Une autre solution aurait pu être de faire correspondre chaque marqueur à un seul établissement. Mais dans ce cas le contenu des fiches de postes proposées n’aurait pas pu figurer dans l’infobulle s’affichant lors du clic sur chaque marqueur, ce qui était un des objectifs.

Bref, dans une prochaine mouture il faudrait sans doute que je repense le dispositif.

Les infobulles comprennent les champs suivants :

  • titre (établissement + début de l’intitulé)
  • type
  • établissement
  • nb de postes proposés
  • intitulé
  • descriptif du poste incluant une analyse des tâches
  • compétences requises
  • capacité de gestion (attendues du candidat)

Les trois derniers champs sont repris des fiches de poste disponibles dans Poppee. Leur contenu ne correspond pas toujours au nom du champ (on y trouve fréquemment le nom de la personne à contacter, car il n’y a pas de champ spécifique dans Poppee pour cette information essentielle).

Voici l’exemple d’une fiche concernant l’université Bordeaux-Montaigne:

Essai de géolocalisation des postes de conservateurs ouverts au mouvement | Vingt-sept point sept 2015-02-13 22-16-04

J’expliquerai dans un prochain billet comment j’ai exploité les données de Poppee (extraction automatisée) et de la “base centrale des établissements” (pour avoir des adresses précises, et donc permettre de localiser les marqueurs).

 

 

Les lecteurs extérieurs dans les BU allemandes: quelques chiffres

Lorsque l’on s’intéresse à la place des lecteurs extérieurs dans le bibliothèques, on tombe assez rapidement sur des exemples étrangers, cités en général avec assez peu de précision. J’ai notamment lu plusieurs fois que les extérieurs pouvaient représenter 20 à 30% des lecteurs dans les BU allemandes.
Plutôt intrigué par ces chiffres, je suis allé fouiller sur le portail bibliotheksstatistik.de qui fournit des informations comparables à l’ESGBU française, à ceci près que les données

  • sont à jour  (les plus récentes sont de 2013),
  • couvrent tous types d’établissements, y compris les lecture publique, les 3 bibliothèques nationales, et les bibliothèques de Land,
  • couvrent également l’Autriche.

Je ne parle pas allemand, donc cela n’a pas été facile, mais voici les résultats pour les bibliothèques des universités et des universités “appliquées” (je traduis – mal sans doute – le mot “Hochschule”).

Les données agrégées données par le portail pour l’année 2013 sont les suivantes:

Type Nombre Etudiants Personnel scientifique Utilisateurs actifs Utilisateurs actifs non affiliés Moyenne
Universités 71 1 503 436 87 399 1 667 454 454 689 27,26%
Universités appliquées 101 458 135 19 824 507 965 96 103 18,91%
Ensemble 172 1 961 571 107 223 2 175 419 550 792 25,31%

Les utilisateurs actifs sont dénommés “Entleihende” ou “Akt. Benuzer”. Les extérieurs “Entleihende, darunter: Nicht-Hochschulangehörige” ou “Externe Benuzer”.

Je suppose que les chiffres des étudiants et du personnel scientifique concernent la communauté universitaire à desservir.

 

Les données les plus anciennes disponibles en ligne remontent à 1999. Le périmètre est différent, mais le pourcentage d’extérieurs n’a varié que légèrement (à la baisse) en 14 ans.

Type Nombre Utilisateurs actifs Utilisateurs actifs non affiliés Moyenne
Universités 52 1 053 142 313 716 29,78%
Universités appliquées 84 254 868 53 765 21,10%
Ensemble 136 1 308 010 367 481 28,10%

 

Au delà de ces chiffres globaux, l’examen des données détaillées permet de repérer 46 BU comptant plus de 30% de lecteurs extérieurs, et 26 en comptant plus de 40%.

La BU joue parfois le rôle de bibliothèque régionale. Ce facteur semble jouer un rôle, mais n’est pas la seule explication: la bibliothèque de la “Hochschul-und Landesbibliothek RheinMain” de Wiesbaden compte 47% d’inscrits extérieurs, mais celle de l'”Universitäts- und Landesbibliothek Bonn” 23% seulement. D’ailleurs les BU comportant le plus d’extérieurs parmi leurs lecteurs ne bénéficient pas de ce statut : 70% pour la “Technische Universität Chemnitz. Universitätsbibliothek”, 53% pour l'”Universitätsbibliothek Hannover”, 46% pour l'”Universitätsbibliothek Freiburg/Breisgau”, etc.

Alors, comment expliquer ces inscriptions si nombreuses en BU? artefact statistiques? politiques incitatives? partenariat avec la lecture publique?

Je suis allé voir quelques sites (sans parler allemand, pas évident donc), et dans la plupart des cas, il m’a semblé que l’inscription était très modique (5 euros souvent, 12 euros à Fribourg…), parfois gratuite (Chemnitz), ou gratuite pour les personnes inscrites dans une autre bibliothèque (cas à Hanovre). Si c’est le cas, cela pourrait peut-être contribuer à expliquer ces chiffres.

 

Si vous avez une expérience des BU allemandes, je suis preneur de tout retour sur le sujet ;-)

 

 

 

Essai de géolocalisation des BU

Après avoir récupéré toutes les fiches des RCR à partir du site du Sudoc (voir billet précédent), j’ai tenté de les exploiter en créant une carte dynamique. Il s’agit avant tout d’un essai destiné à tester quelques outils.

Les outils

De nombreux outils en ligne ou à télécharger permettent de réaliser des cartes personnalisées, mais je n’ai aucune expérience en la matière. Après avoir lorgné du coté de Géoclip qui permet d’avoir sous la main des jeux de données statistiques intéressants et présente l’avantage d’être centré sur la France, j’ai finalement préféré utiliser Mapbox, et son outil hors ligne TileMill, qui me semblaient plus souples.

Je n’ai pas lu en détail les CGU de Mapbox, mais elles me semblent honnêtes :

Your content is your content. You retain ownership of all content that You contribute to the Services, but in order to provide the Services hereby grant Mapbox a non-exclusive, worldwide, royalty-free, transferable right and license (with the right to sublicense), to use, copy, cache, publish, display, distribute, modify, create derivative works, and store such content and to allow others to do so. On termination of Your membership to the Site and use of the Services, Mapbox shall make all reasonable efforts to promptly remove from the Site and cease use of the content; however, You recognize and agree that caching of or references to the content may not be immediately removed. You warrant, represent, and agree You have the right to grant Mapbox the rights set forth above.

Mapbox peut s’utiliser directement en ligne, après création d’un compte gratuit (il y a des fonctionnalités payantes), ou servir de plateforme de diffusion pour une carte réalisée avec l’outil hors ligne TileMill. Cet outil permet apparemment un travail plus fin et complexe que Mapbox. Je l’ai donc téléchargé sur mon ordi et réalisé la carte avec lui avant de l’uploader vers Mapbox. TileMill permet également d’exporter la carte dans d’autres formats, destinés à l’affichage (PNG, PDF), au graphisme (SVG), ou spécifiquement à la cartographie (MBTiles et Mapnik XML). J’imagine qu’un export dans ces deux derniers formats permettrait de réutiliser la carte dans d’autres logiciels.

TillMill est apparemment une surcouche graphique permettant d’utiliser le moteur de rendu Mapnik (outil libre sous licence GPL 2).

Son usage repose sur:

  • des “couches” d’affichages alimentées par différents fichiers,

Pour cet essai, j’ai utilisé 4 couches :

  • countries : couche installée par défaut, indiquant les limites des pays,
  • 10m-admin-1-states-provinces-lines : limites infranationales de 1er niveau (chez nous, les régions), couche disponible (avec de nombreuses autres) dans le dépôt de couches de Mapbox,
  • bu : couche réalisée à partir d’un fichier csv reprenant les données relatives aux BU et bibliothèques de recherche,
  • villes : couche réalisée à partir d’un fichier csv recensant les villes universitaires.
couches dans TileMill

couches dans TileMill

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fichiers csv importés doivent comprendre une ligne d’entête, dont deux colonnes “latitude” et “longitude”, qui seront utilisées automatiquement par le logiciel pour placer les points correspondant à chaque item.

Il faut ensuite appliquer une feuille de style CartoCSS pour définir les éléments à afficher et surtout la manière de le faire…

Voici mon code:

La structure est proche du CSS, mais les propriétés sont différentes.

Chaque #id correspond à une couche de données (on peut aussi les utiliser sous forme de .class mais je n’ai pas testé).

Le langage permet de mettre en oeuvre des conditions, avec la syntaxe [condition], où condition se réfère à une des colonnes d’un jeu de données:

  • [COUNTRYNAM=”France”] permet de n’afficher les limites régionales que pour la France,
  • [afficher=”x”] permet d’afficher uniquement le nom de certaines villes (mon fichier csv comprend toutes les communes françaises, mais j’ai ajouté une colonne “afficher” contenant la valeur “x” uniquement pour les villes universitaires),
  • #bu [Type=”Bibliothèque universitaire”] [Specialite!=”Bibliothèque électronique”] joue combine deux conditions : un style d’affichage déterminé est prévu pour les données du fichier “bu” qui sont de type “Bibliothèque universitaire” ET dont la spécialité n’est pas “Bibliothèque électronique”
  • [Sous-type=”ESPE”] et [Sous-type=”IUT”] permet de cibler les BU rattachées à ces deux types d’établissement.

Les marqueurs peuvent être des ronds (en standard), ou des formes géométriques. J’ai importé un jeu d’icônes (Maki) pour avoir des formes supplémentaires (j’utilise juste le carré et le triangle).

Pour les villes, j’ai uniquement affiché leur nom, sans définir un marqueur. L’affichage des labels est assez casse-pied, et les options assez mal documentées à mon goût, donc le code n’est sans doute pas optimal.

Enfin, TillMill permet de définir une légende (à coder en HTML, avec une lacune : il n’est semble pas possible de réutiliser de manière simple le fichier SVG utilisé pour définir un marqueur dans le code CartoCSS), et deux types d’infobulles : un teaser qui s’affiche au survol, et une boite plus détaillée qui s’affiche après un clic. Les infobulles peuvent contenir des balises html, du texte, et des références à des champs d’une couche de données.

Dans mon cas, le teaser contient

 

Et l’affichage complet

 

Les données

Les fiches des RCR contiennent la latitude et la longitude de la grande majorité des bibliothèques. Mais dans une dizaine de cas j’ai dû les ajouter (en prenant les coordonnées de la ville) à la main, ou les corriger car les données du Sudoc étaient fausses.

D’autre part, j’ai ajouté plusieurs colonnes désignant le type secondaire (pour l’instant juste les bibliothèque d’IUT et d’ESPE), et la spécialité de la bibliothèque. Je n’ai pas exploité cette dernière information, sauf pour exclure de l’affichage les “bibliothèques électroniques”, qui n’accueillent pas de public.

La carte regroupe donc 3 types de bibliothèques, réparties selon les catégories du Sudoc:

Catégorie Nombre dont bibliothèque électroniques
Bibliothèque universitaire 494 60
Bibliothèque d’institut ou de département universitaire 794 1
Bibliothèque d’enseignement supérieur et de recherche hors université 463 13
Total Résultat 1751 74

La dernière catégorie déborde le monde universitaire, puisqu’elle inclut des bibliothèques de grands établissements publics, mais aussi d’écoles privées ou d’EPST (CNRS, INSERM, INRA…) qui participent le plus souvent simplement au Sudoc pour signaler leurs périodiques. Il serait possible de les masquer au besoin.

J’avoue être un peu déçu par la répartition des bibliothèques au sein de ces trois catégories :

  • j’aimerais savoir si une bibliothèque est classée en “bibliothèque d’institut ou de département” sur des critères fonctionnels ou administratifs (bibliothèque “intégrée” ou pas au SCD),
  • certains choix semblent incohérents. Par exemple la bibliothèque de l’INSA de Rouen est dans la catégorie “bibliothèques de recherche et d’enseignement supérieur hors université”, alors que celle de l’INSA de Rennes est dans la catégorie “bibliothèques d’institut ou de département”, alors que l’INSA de Rennes est indépendant (mais il partage son catalogue avec le SCD de Rennes 1, ce qui peut éventuellement expliquer ce choix),
  • on retrouve des ESPE dans les trois catégories, et des IUT dans les deux premières. Pour les ESPE, j’imagine qu’à terme tous ceux qui vont être détachés de leur université pour être repris par une COMUE auront vocation à rejoindre la 3e catégorie.

Concernant les IUT et les ESPE, voici la répartition:

  • “bibliothèques universitaires” :
    • ESPE des académies de Poitiers, Rouen, Créteil, Versailles, Reims, Lyon, Grenoble, et certains de l’académie de Toulouse,
    • IUT des académies de Bordeaux, Montpellier, Paris, Nancy, Strasbourg,
  • “bibliothèques d’instituts ou de département”
    • ESPE des académies de Strasbourg, Besançon, Dijon, Aix-Marseille, Montpellier, Bordeaux, Nantes, Rennes, Caen, Orléans-Tours, Amiens, Clermont-Ferrand
    • tous les IUT sauf pour les Académies de Bordeaux, Montpellier, Paris, Nancy, Strasbourg
  • “bibliothèques de recherche et d’enseignement supérieur hors université”:
    • certains ESPE des académies de Toulouse, et ceux de Paris et Lille.

La carte

Pour l’instant ce n’est pas tout à fait au point, en particulier pour l’affichage de l’outre-mer, le niveau de zoom, qui est réduit par rapport à l’outil hors-ligne (l’espace de stockage dans la version gratuite de Mapbox est limité…), et la superposition des points, parfois gênante, mais voila ce que ça donne (voir en ligne) :

carte dynamique des BU

carte dynamique des BU

Légende :

Légende

Légende

 

Correction:

J’ai remplacé la couche décrivant les régions par deux couches issues d’openstreetmap et publiées sur data.gouv.fr : une pour les régions et une pour les départements.  La couche des départements ne s’affiche qu’à partir d’un certain niveau de zoom. Cette propriété s’obtient en ajoutant la condition [zoom >8] dans le code cartoCSS.

 

Inconvénient (modéré) : la couche “pays” ne coïncide pas parfaitement avec les deux couches “régions” et “départements”, en raison de leur origine différente. Cela crée un effet disgracieux sur les frontières terrestres et maritimes françaises lorsqu’on les observe avec un très fort niveau de zoom.

Exemple avec le vieux port de Marseille:

Une polygone a bouché le vieux port...

Une polygone a bouché le vieux port…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La frontière franco-espagnole:

La frontière franco-espagnole

La frontière franco-espagnole

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai pensé résoudre ce problème en n’affichant pas les frontières françaises (au moyen d’une limitation [NAME!=”France”] pour la couche pays.

Mauvaise idée… Les frontières maritimes ne posaient plus de problème, mais la France se retrouvait à la dérive (que fait le gouvernement?)…

La France à la dérive...

La France à la dérive…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, tout cela n’est pas très important de toute façon.

Enfin, la carte peut être intégrée à du code HTML au moyen d’une IFRAME (en version “monde”, on peut voir les BU d’outre-mer, mais on ne peut pas zoomer sur elles, cela aurait pris trop de place dans Mapbox)

 

Deux styles ISO 690 pour le prix d’un

[Edit du 14/08 : le style iso690-note-fr.csl a été accepté dans le dépôt principal des styles CSL. Il peut donc être récupéré directement sans bidouillage

Je n’ai pas encore proposé le second style]

 

J’ai apporté quelques modifications au style de citation Zotero présenté dans le billet du 30 juillet.
D’autre part il m’a semblé utile de créer une variante de ce style, capable de gérer les “op. cit.” et les “ibid.” dans les notes.

Les deux styles sont téléchargeables à partir de cette page :

Je ne rentre pas dans la description détaillée, qui figure dans ce fichier.
Pour l’instant ils ne sont pas intégrés au dépôt de styles supplémentaires de Zotero (mais j’ai bon espoir d’une intégration plus ou moins rapide) donc si vous souhaitez les installer et les tester il faut procéder ainsi:

  • télécharger un (ou les deux) fichiers
  • ouvrir le répertoire où Zotero stocke les styles de citation sur votre machine (Icône engrenage > Préférences > Avancées > Fichiers et données > Afficher le répertoire contenant les données)
  • copier le(s) fichier(s) dans ledit répertoire
  • relancer Firefox (pas sûr que ça soit nécessaire)

 

Explorons le répertoire des centres de ressources du Sudoc

Le Sudoc permet non seulement d’identifier et de localiser plusieurs millions de documents, mais d’obtenir des informations sur les 3400 (environ) bibliothèques du réseau. C’est ce qu’on appelle le Répertoire des centres de ressources du Sudoc.

Dompter la recherche par type d’établissement

L’interface de recherche propose 4 index :

  • nom de l’établissement
  • ville
  • type d’établissement
  • département (code)
  • numéro RCR

Un document technique de l’ABES nous explique que le numéro RCR, qui identifie chaque bibliothèque est composé de la sorte (sur 9 caractères) :

  • les deux premiers numéros correspondent au numéro du département ;
  • les trois numéros suivants correspondent au code INSEE de la commune ;
  • les deux numéros suivants correspondent au type de bibliothèque ;
  • les deux derniers forment un numéro séquentiel.

Il est dommage de ne pas avoir à disposition la liste des codes identifiant les différents types d’établissements.

Malgré tout, cette liste est facile à obtenir en rusant un peu. Précisément, en se plaçant sur l’index “type d’établissement” et en recherchant l’expression “1”.

Voici le résultat:

 

Les types d'établissements dans le Sudoc

Les types d’établissements dans le Sudoc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La signification de ces différents codes peut être dénichée dans le guide méthodologique de l’ABES, précisément dans la page documentant la zone R130 des notices décrivant les bibliothèques.

Le résultat de la requête peut donc être complété, ce qui nous donne le tableau suivant:

Nombre de bibliothèques Code Signification
7 00
1 01
26 10 Bibliothèque nationale
401 21 Bibliothèque universitaire
765 22 Bibliothèque d’institut ou de département universitaire
492 23 Bibliothèque d’enseignement supérieur et de recherche ne faisant pas partie de l’Université
9 30 Autre bibliothèque importante non spécialisée
21 40 Bibliothèque scolaire
357 51 Bibliothèque spécialisée tous publics sur fonds publics
350 52 Bibliothèque spécialisée à accès réservé sur fonds publics
153 53 Bibliothèque spécialisée tous publics sur fonds privés
166 54 Bibliothèque spécialisée à accès réservé sur fonds privés
57 61 Bibliothèque municipale classée
175 62 Bibliothèque municipale non classée
21 63 Bibliothèque départementale de prêt
6 64 Autre bibliothèque de lecture publique sur fonds publics
4 65 Autre bibliothèque de lecture publique sur fonds privés
82 99

Nous avons donc un total de 3093 centres de ressources, dont 401 BU, 765 bibliothèques de départements (UFR…) ou instituts dépendant d’une université, et 492 Bibliothèques d’enseignement supérieur et de recherche ne faisant pas partie de l’Université.
Dans le détail, ces catégories ne sont pas forcément homogènes. On retrouve par exemple des bibliothèques d’ESPE/IUFM dans les trois catégories (surtout les deux dernières il me semble). Et qu’entend-on exactement par “bibliothèque universitaire”? La notion recouvre-t-elle celle – administrative – de “bibliothèque intégrée aux SCD”, ou bien est-elle plus fonctionnelle (les bibliothèques “centrales” uniquement)? Existe-t-il une règle homogène, ou bien les établissements disposent-ils d’une certaine liberté pour catégoriser leurs bibliothèques?

Petit souci : nous avons 3 codes (00, 01, 99) qui ne correspondent pas à des types de centres de ressources.

En creusant un peu, il semble que le type de centre de ressource figure normalement à deux endroits dans chaque notice:

– dans la zone 130

– dans le numéro RCR, en position 6 et 7 (ex : pour la Bibliothèque de l’Université de Nîmes. Annexe Hoche, le RCR est 301892105, et le type est 21, c’est à dire “Bibliothèque universitaire”)

Mais dans certains cas, le les postions 6 et 7 du numéro RCR ne correspondent pas à des types reconnus. Or l”index de l’interface de recherche du Sudoc ne porte pas sur la zone 130 (comme on pourrait s’y attendre), mais visiblement sur ces positions 6 et 7.

Concrètement, si nous examinons la fiche de la bibliothèque Diderot de Lyon, il est précisé qu’il s’agit d’une “Bibliothèque universitaire” (donc le code 21 doit être présent en zone 130), mais le RCR (693879901) contient le chiffre 99. Et elle se retrouve donc en bonne place dans les résultats d’une recherche par type d’établissement avec le code 99. Par contre on ne la trouvera pas dans une recherche portant sur le code 21.

La bibliothèque Diderot de Lyon

La bibliothèque Diderot de Lyon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, d’après le descriptif des établissements attributaires d’un code 99, il semble que ce soient pour l’essentiel des bibliothèques numériques. Mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour le RCR de Diderot (par ailleurs la bibliothèque Diderot dispose de 6 autres fiches, mais il est vrai que la situation et l’histoire de cet établissements sont assez complexes). En tout cas le signalement n’est pas idéal, puisque ce code ne semble pas documenté.

Récupérer une notice XML sur Idref

J’ai découvert avec joie que ces notices d’établissements étaient accessibles sur Idref, au moyen d’un index “RCR”.

Rendons-nous sur l’interface d’Idref et recherchons la notice correspondant à la bibliothèque Diderot:

Recherche de la bibliothèque Diderot dans Idref

Recherche de la bibliothèque Diderot dans Idref

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons sur une description sommaire, qui nous fournit au passage un permalien vers la notice : http://www.idref.fr/175105332. Ce permalien n’est pas basé sur le RCR, mais sur la zone 001 de la notice, autrement dit le PPN (mais je ne sais pas si l’on peut parler de PPN dans le cas de notices de centres de ressources). Notons que contrairement aux notices de documents, les notices de centres de ressources accessibles via le Sudoc ne présentent pas le PPN ni le permalien. Il faut donc passer par IdRef pour l’obtenir.

A partir des résultats, il possible de télécharger le lot (qui ne comprend qu’une notice…) en MarcXML:

Export en MarcXML

Export en MarcXML

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui génère la requête suivante : http://www.idref.fr/OracleSru/OracleSru?Requete=GetDatabaseS%20LstAut%28%27rcr_t:693879901%27,100%29%20GetDatabaseF%20dual, qui attaque l’index “rcr_t” d’IdRef et affiche les 100 premières réponses (je ne comprends pas bien le reste de la syntaxe, il me semble qu’elle a évolué depuis mes tests de jeunesse sur Idref…).

Nous voila avec une belle notice MarcXML, encapsulée dans un élément collection.

Cette notice peut également être récupérée au moyen du permalien, en ajoutant l’extension “.xml” : http://www.idref.fr/175105332.xml

On peut également rechercher un lot de notices en utilisant IdRef.
Pour cela, il suffit de rechercher “.” (ou “a*”) en sélectionnant le type de notice “Rcr”. Nous obtenons bien 3093 réponses.

Recherche de tous les RCR

Recherche de tous les RCR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’interface propose là encore un export en MarcXML, qui correspond à l’URL suivante : http://www.idref.fr/OracleSru/OracleSru?Requete=GetDatabaseS LstAut(‘all:. AND recordtype_z:w’,100) GetDatabaseF dual

Exploiter les données

Après avoir examiné les notices en MarcXML et noté les informations exportées en les comparant à la documentation de l’ABES, j’ai souhaité récupérer les informations suivantes, en les structurant dans un fichier csv : RCR, Nom, Nom usuel, Type, Pays, Code postal, Ville, Réseau documentaire, Conditions d’accès, Notes sur l’accessibilité, Consultation sur place, Prêt à domicile, Conditions d’utilisation.

Pour cela, 2 étapes (en ligne de commande, sous Ubuntu):

  • importer toutes les notices en XML
  • les parser avec une feuille de style XSL

Pour l’import :

curl http://www.idref.fr/OracleSru/OracleSru?Requete=GetDatabaseS%20LstAut%28%27all:.%20AND%20recordtype_z:w%27,3100%29%20GetDatabaseF%20dual > notices.xml

J’avais peur que ma requête soit trop lourde, mais j’ai obtenu toutes les notices en quelques secondes, et – ouf – je n’ai pas planté IdRref.

Pour le parsage :
xsltproc parseur.xsl notices.xml > liste-rcr.csv

J’ai bricolé le parseur sans être un expert du XSL, mais ça fonctionne. J’avais envisagé le cas des champs redoublés, mais apparemment ce n’était pas nécessaire, sauf pour la zone 122. J’avais peur d’avoir des données contenant des “, ce qui aurait perturbé le résultat, mais heureusement ça n’est pas le cas.

Voilà, j’ai maintenant un fichier csv contenant toutes les informations qui m’intéressaient. A vrai dire, je ne suis pas certain d’en faire grand chose, mais je me suis bien amusé ;-)

Zotero et les styles de citation : épisode 3 – un nouveau style ISO 690 “note”

Ouf!

Après quelques jours de bricolage, mon style de citation ISO 690 “note” commence à ressembler à quelque chose.

Je ne suis pas sûr qu’il soit intégrable tel quel au dépôt officiel de styles CSL, mais j’ai tout de même créé un projet GitHub pour le partager. Voici donc le lien : https://github.com/msaby/wip-zotero-styles/blob/master/iso690-note-fr.csl

Je suis parti du style auteur-date créé par Laure Melifluo, Moichel Hardegger, et Raphaël Grolimund, mais j’ai fait de nombreuses modifications.

Fonctionnement

Je recopie ici la description qui est dans fichier README.pm du projet.

Description

Style compatible avec la norme ISO 690, permettant des citations en notes, avec une bibliographie finale, basé sur la version ISO 690 “author-date” écrite par Mellifluo, Grolimund, Hardegger et Giraud. Ne gère pas les “op.cit” et “ibid” (les références sont répétées)

Choix dans l’interprétation de la norme

Les références sont structurées de manière identique dans les notes et la bibliographie, à deux exceptions près :

  • tous les auteurs principaux sont donnés dans la bibliographie, seulement les trois premiers (suivis de “et al.”) dans les notes
  • la collection n’est donnée que dans la bibliographie

Ponctuation

Les élements constituant les références sont en général séparés par un point (.), sauf quelques exceptions. Les titres des ressources “hôtes” ne sont pas introduites par des guillemets. Les éléments ne figurant pas sur la ressources sont encadrés par des crochets carrés ([]). Les fonctions des créateurs principaux sont entre parenthèses.

Typographie

Le nom des créateurs principaux est en majuscules. Les titres sont en italique sauf si la ressource citée est incluse dans une ressource hôte (dans ce cas, celle-ci est en italique)

Ordre général

Les éléments obligatoires selon la norme sont en gras.

Ressource non incluse dans une ressource hôte:

NOM, Prénom des créateurs principaux (fonction). Titre : Type de rapport n° Numéro de rapport. Volume [Medium]. Genre. Fonction des créateurs secondaires Prénom NOM des créateurs secondaires. Edition. Lieu : Editeur. Numéro (brevets uniquement). Date. [Consulté le Date d’accès]. Collection. ISBN. URL ou DOI. Archive : localisation ou cote. Notes

Ressource incluse dans une ressource hôte

NOM, Prénom des créateurs principaux (fonction). Titre. Dans : CREATEURS DE LA RESSOURCE HÔTE. Titre. Volume [Medium]. Genre. Fonction des créateurs secondaires Prénom NOM des créateurs secondaires. Edition. Lieu : Editeur. Date. [Consulté le Date d’accès]. Collection. ISBN. URL ou DOI. Archive : localisation ou cote. Notes

FIXME : clarifier genre et medium dans le code

Créateurs principaux

Les noms sont en majuscules, et précèdent les prénoms, avec une virgule en séparateur. Les différents auteurs sont séparés par des virgules, sauf le dernier, introduit par “et”. Deux types de créateurs sont gérés : “auteur” et “éditeur”. S’il existe au moins un “auteur”, seuls les auteurs seront mentionnés. Sinon, s’il existe au moins un éditeur, seuls les “éditeurs” seront mentionnés. Les autres types d’auteurs sont traités en créateurs secondaires. Dans les notes, seuls 3 créateurs sont mentionnés. Dans la bibliographie, tous les auteurs le sont.

Le nom des “éditeurs” est suivi de la mention (dir.)

Exceptions : pour les brevets, l'”auteur” au sens de Zotero est en fait un inventeur, qui doit figurer en Créateur secondaire.

Ex:

NOM, Prénom

NOM1, Prénom, NOM2, Prénom et NOM3, Prénom

NOM, Prénom (dir.)

NOM1, Prénom, NOM2, Prénom, NOM3, Prénom, NOM4, Prénom (dir.)

Créateurs secondaires

Les créateurs secondaires sont introduits par leur fonction (ex: “Trad. par”). Les noms sont en majuscules, et suivent les prénoms, avec un espace en séparateur. Les différents auteurs sont séparés par des virgules, sauf le dernier, introduit par “et”. Deux types de créateurs sont gérés : “traducteur” et “auteur” (dans le cas d’un inventeur de brevet). Dans les notes, seuls 3 créateurs sont mentionnés. Dans la bibliographie, tous les auteurs le sont.

Ex:

Inventeur : Prénom NOM

Inventeurs : Prénom NOM1 et Prénom NOM2

Trad. par Prénom NOM1, Prénom NOM2 et Prénom NOM3

Volumes

Si la ressource citée est un volume d’un ouvrage publié en plusieurs volumes, le volume est donné après le titre. Si le champ volume contient un chiffre, le chiffre sera précédé de “Vol. “. S’il contient une expression plus complexe comme “Tome 3, vol. 2″, l’expression sera reprise telle quelle

Ex :

Titre. Vol. 2

Types et numéro de rapport

Si la ressource est un rapport, et qu’un numéro et un type de rapports sont présents dans Zotero, le numéro sera cité, précédé du type et de “n°”. Si un numéro est présent mais pas de type, le type générique “Rapport” sera utilisé. Si le type est présent mais pas le numéro, seul le type est affiché.

Ex :

GOURAULT, Jacqueline et KALTENBACH, Philippe. Les premiers enseignements du quinzième plan de lutte contre la précarité dans la fonction publique : Rapport d’information n°772 (2013-2014) [en ligne]. Paris : Sénat, 23 juillet 2014. [Consulté le 30 juillet 2014].

Dates

la plus complète possible, en fonction des données présentes dans Zotero : “Mois année” pour les articles et “jour mois année” pour les autre ressources, sur le modèle “30 juillet 2014″.

En cas de date inconnue: [s.d.]

FIXME : Pas de gestion des dates incertaines ni des tranches de dates. Vérifier ce que donnent les dates entre crochets

Lieux et Editeurs

Pour les types de documents book map thesis report chapter entry entry-dictionary entry-encyclopedia, en cas de lieu inconnu: [s.l.]. En cas d’éditeur inconnu: [s.n.]. En cas de lieu et d’éditeur inconnu : [s.l. : s.n.]

Contributions dans des monographies et périodiques

“Dans” est utilisé à la place de “In”. Il n’est pas utilisé pour introduire les titres de périodiques (option de la norme).

Si la ressource citée appartient à un type qui suppose normalement la mention d’une ressource hôte, mais que l’information n’est pas saisie (cas fréquent avec le type webpage, pour lequel le titre du site est rarement saisi), la référence est traitée comme une référence à un ressource ne faisant pas partie d’une hôte : pas de “In:”, et titre de la ressource citée en italique.

URL et DOI

Si un DOI est fourni, il doit être suffisant pour obtenir le document. Donc si l’URL est fournie également, elle n’est pas affichée.

Pagination d’un livre

Si la pagination complète d’un livre est présente dans Zotero dans le champ pages, elle n’est pas affichée, ni dans la bibliographie, ni dans les notes.

Collection et numéro dans la collection

La collection et la numérotation sont affichés dans la bibliographie finale, pas dans les notes.

Archives, localisation dans l’archive, cote

Si ces champs sont saisis, ils sont affichés en fin de référence.

**Notes

Si le champ Extra de Zotero contient des informations, elles sont affichées en tant que notes, en toute fin de référence.

Passage précis cité en note

Si un passage précis de la ressource est cité en note (page, section, chapitre, etc), la localisation du passage (le “locator”) est affichée après la date, ou à la place de la pagination “normale” de la ressource (cas des articles et des chapitres). Le passage précis n’est pas indiqué dans la bibliographie.

Ex 1: (citation de la page 226)

note : SELMI, Adel et JOLY, Pierre-Benoit. Les régimes de production des connaissances de la sélection animale. Ontologies, mesures, formes de régulation. ”Sociologie du Travail”. Avril 2014, Vol. 56, no 2, p. 226. DOI 10.1016/j.soctra.2014.03.020.

bibliographie : SELMI, Adel et JOLY, Pierre-Benoit. Les régimes de production des connaissances de la sélection animale. Ontologies, mesures, formes de régulation. ”Sociologie du Travail”. Avril 2014, Vol. 56, no 2, p. 225‑244. DOI 10.1016/j.soctra.2014.03.020.

Ex 2: (citation du chapitre 2)

note : ROCHE, Florence et SABY, Frédéric (dir.). L’avenir des bibliothèques: l’exemple des bibliothèques universitaires. Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2013, chap. 2. ISBN 979-10-91281-13-3.

bibliographie : ROCHE, Florence et SABY, Frédéric (dir.). L’avenir des bibliothèques: l’exemple des bibliothèques universitaires. Villeurbanne : Presses de l’Enssib, 2013. ISBN 979-10-91281-13-3.

Ex 3: (citation de la figure 3)

note : BENTON, Arthur et ANDERSON, Steven W. Aphasia: Historical Perspectives. Dans : SARNO, Martha Taylor (dir.), ”Acquired Aphasia”. 3e édition [en ligne]. San Diego : Academic Press, 1998, fig. 4. [Consulté le 27 juillet 2014]. ISBN 978-0-12-619322-0.

bibliographie : BENTON, Arthur et ANDERSON, Steven W. Aphasia: Historical Perspectives. Dans : SARNO, Martha Taylor (dir.), ”Acquired Aphasia”. 3e édition [en ligne]. San Diego : Academic Press, 1998, p. 1‑24. [Consulté le 27 juillet 2014]. ISBN 978-0-12-619322-0.

Tri de la bibliographie

Le tri se fait par auteurs, puis par titres.

Limites et points à régler

Tout d’abord, le style ne passe pas la validation sur http://simonster.github.io/csl-validator.js/

Le problème semble résider dans les éléments “term” utilisés pour définir des expressions en début de fichier. Je pensais que l’on pouvait en ajouter à loisir, mais il semblerait que non :(

stdin:21:6: error: attribute ^name with invalid value "no place"

Ensuite, le traitement des auteurs secondaires n’est pas totalement satisfaisant. Comme je l’écrivais en commentaire du précédent billet en réponse au commentaire de Gracile, l’ambigüité de l’expression “éditeur” en français et “editor” en anglais rend la tâche assez ardue. Pour résumer, un “éditeur” peut être:

– un éditeur commercial (oublions ce point) ;

– le responsable d’un ouvrage collectif. Dans ce sens là, l’anglais “editor” correspond en français au “directeur de publication”, et plus rarement à “éditeur”. Dans ce cas, la norme ISO 690 conseille de traiter l’éditeur comme un auteur principal ;

– le responsable de la publication ou de l’établissement d’un texte anonyme ou bien rédigé par un ou plusieurs auteurs (ex: L’Iliade d’Homère, éditée par Victor Bérard). Dans ce sens, on emploiera “editor” en anglais et “éditeur” en français. Et l’auteur sera toujours considéré par la norme ISO 690 comme un auteur “secondaire”, comme un traducteur, un préfacier, un illustrateur, un collaborateur… dont la mention est facultative, et doit se placer après le titre.

Un nouveau type correspondant aux directeurs de publication existe dans le langage CSL, mais n’est pas encore implémenté dans Zotero. A suivre donc, mais cela ne règlera pas tout.

D’autre part, il serait très utile de pouvoir avoir des types d’auteurs plus précis que les types actuellement disponibles.

Parmi les autres points problématiques, je relèverai le traitement des dates. Zotero semble aujourd’hui incapable de traiter les dates du type “1924-1926″. Il y a plusieurs fils de discussions à ce sujet sur le forum officiel, mais apparemment pas de solution à prévoir dans un avenir proche.

Toujours concernant les dates, pour citer certaines ressources, notamment les ressources en ligne, il serait souhaitable (et c’est prescrit par la norme) de pouvoir indiquer une date de mise à jour, ce que Zotero ne permet pas actuellement.

Enfin, une variante du style gérant les “op.cit.” et autres “ibid.” serait souhaitable. C’est faisable, et je vais tâcher de m’y atteler.

 

Voilà. Vous pouvez jeter un oeil et le tester si le coeur vous en dit!

Vous aviez votre style, moi j’ai mon style ;-)

Zotero et les styles de citation – épisode 2 : communauté, documentation et outils

[Edit du 01/08/2014 : en rouge, rajout de plusieurs références]

Suite du billet d’hier (Zotero et les styles de citation – épisode 1)

Je remercie les Zotéristes (il y a un mot?) qui ont réagi à mon billet d’hier et ont éclairé ma lanterne sur certains points, que je récapitule ici.

Stéphanie Bouvier avait rédigé un billet début 2010 pour expliquer le contexte de création des 4 styles France1-4.

Un groupe de travail organisé par le SCD de l’Université de Poitiers alimente une bibliographie imposante (111 documents) et bien organisée, qui contient notamment des informations sur les styles.

Deux sites à connaître :

Concernant les styles francophones :

  • Des discussions sur les styles francophones ont lieu dans une rubrique du forum Zotero
  • Un board Trello est dédié aux styles CSL francophones. Une dizaine de personnes sont actives, la plus impliquée étant semble-t-il Franziska Heimburger, qui a rédigé plusieurs styles pour les besoins de l’EHESS

Documentation sur les styles

Guides pour l’édition de styles :

Conseils de présentation conformes à la norme ISO 690

Outils (en plus d’un bon éditeur de code…)

  • un éditeur de style CSL intégré à Zotero (décrit ici sur le site de Zotero, et évoqué par le guide de T. Lienhard)
  • un éditeur de style CSL en dehors de Zotero, permettant de tester tous les styles du dépôt CSL (attention, certaines subtilités du langage peuvent ne pas être correctement implémentées dans Zotero, donc les tests faits avec cet éditeurs doivent être complétés par des tests en grandeur nature)
  • un validateur de style CSL en ligne

 

Zotero et les styles de citation – épisode 1

Comme l’expliquait ma voisine de classe il y a quelques jours, les bébés conservateurs que nous sommes doivent s’atteler à la rédaction d’un mémoire d’étude dans les mois à venir. Or qui dit mémoire dit bibliographie. Quel meilleur prétexte pour se plonger dans les arcanes de mon gestionnaire de bibliographie préféré ? Voilà en effet des semaines que j’accumule les références dans Zotero, que je les classe, déclasse, duplique, annote, reclasse, redéclasse avec la joie d’un gamin devant ses cubes. Mais le but de l’opération est bien de les intégrer à un texte à un moment où un autre, en respectant les préconisations de l’école.

Quelles sont ces préconisations? Faire figurer dans le mémoire…

… une bibliographie rédigée selon les normes :

– AFNOR. Références bibliographiques : contenu, forme et structure, norme AFNOR Z 44-OO5 et ISO 690. Paris : AFNOR, 1987. 13 p.

– AFNOR. Références bibliographiques. Partie 2 : documents électroniques, documents complets ou parties de documents, norme AFNOR NF ISO 690-2. Paris : AFNOR, 1998. 18 p.

Tout autre choix de présentation qui se justifierait doit être explicité dans un bref avertissement en tête de la bibliographie. Un logiciel de gestion de références bibliographiques pourra être utilisé.

En complément de ces consignes, deux guides nous sont proposés :

– un guide maison rédigé en janvier 2012 par une enseignante de l’école (actuellement loin de Lyon mais c’est une autre histoire), qui fait référence à la norme ISO 690, en précisant que…

La norme de rédaction d’une notice bibliographique est fixée par la norme Afnor Z 44-005 (décembre 1987), adaptée de la norme ISO 690. Une nouvelle norme ISO 690 a obtenu le statut de norme française en août 2010. Elle présente un certain nombre de modifications par rapport à la norme Z 44-005 décrite ici (simplification des différences typographiques).

– un guide rédigé en 2009 par une personne extérieure à l’école. Puisqu’il est librement accessible sur internet et diffusé sous licence CC BY-NC-SA, voila le lien référence : V. Pierre, Références et citations bibliographiques dans un article scientifique: La norme ISO 690 (Z 44-005). 23 mai 2007. Mise à jour le 14 avril 2009

Ce qui me chiffonne un peu c’est que le guide “maison” ne semble pas tout à fait compatible avec l’autre guide. Et les essais que j’ai pu mener avec Zotero ne me convainquent pas, car les styles de citation compatibles avec l’ISO 690 ne permettent pas de faire figurer des références dans des notes en bas de page, ce qui est la pratique courante dans les mémoires d’étude de conservateurs.

J’ai donc pris quelques jours pour approfondir le dossier, dans le but d’écrire mon propre style, en me basant sur ceux existant déjà. Au delà de l’intérêt immédiat, l’exercice est intéressant, car il permet d’approfondir le fonctionnement de Zotero, et l’usage de la norme ISO 690 (j’ai beau être dans le métier depuis 2007, je n’ai qu’une connaissance assez superficielle des styles de citation utilisés par les étudiants et les chercheurs, car j’ai été biberonné à d’autres normes, exclusivement utilisées par les bibliothécaires, notamment la norme NZ 44-050)

Le style en question est déjà bien avancé, mais dans ce billet je me contenterai de quelques remarques préliminaires.

Zotero et les styles CSL

Zotero permet d’utiliser de nombreux styles de citations. Chaque style est défini dans un fichier .csl rédigé en utilisant le Citation Style Language, un format XML utilisé pour décrire les références, citations, et bibliographies, et maintenu par le projet Citationstyle, séparément de Zotero. On trouve en ligne les spécifications du CSL, ainsi qu’un guide introductif.

Les styles se distinguent par leur manière

  • de structurer les références,
  • de les appeler dans le texte,
  • de les lister dans la bibliographie finale.

Un appel de citation peut être se faire

  • directement dans le corps du texte, en utilisant
    • le nom de l’auteur (ex : [Tartenpion]),
    • le nom suivi de la date (ex: [Tartenpion 2010]) ,
    • un “label” construit en concaténant le nom et la date (ex: [tartenpion10]),
    • un numéro correspondant à l’ordre de citation de la ressource dans le texte (ex: [1]).
  • sous forme de notes (de bas de page ou reportée en fin de texte) appelées par un numéro ou un symbole quelconque (tel que *). Le système de numérotation ou de symboles ne fait pas en lui-même partie du langage CSL.

Le choix du type de citation est déterminé par la valeur d’un élément category affecté d’un attribut citation-format, en début de fichier.  Les valeurs possibles sont “autor-date”, “author”, “numeric”, “label” et “note”.

12 styles sont fournis en standard avec Zotero (voir la liste sur github).

5 sont de type “auteur-date”:

  1. American Anthropological Association
  2. Americain Psychological Association 6th edition
  3. Cell
  4. Chicago Manual of Style 16th edition (author-date)
  5. Elsevier Harvard (with titles)

3 sont de type “note”:

  1. Chicago Manual of Style 16th edition (fullnote bibliography)
  2. Chicago Manual of Style 16th edition (note)
  3. Modern Humanities Research Association 3rd edition (note with bibliography)

3 sont de type “numérique” :

  1. IEEE
  2. Nature
  3. Vancouver

1 est de type “auteur” :

  1. Modern Language Association 7th edition

En plus de ces styles pré-installés, il est possible d’en ajouter de nouveaux à partir d’une liste plus de 7000 styles issus du dépôt de styles collaboratif du projet Citationstyle. Le dépôt est également accessible sur Github.

La norme ISO 690

Parmi ces styles supplémentaires, plusieurs font référence à la norme ISO 690, dont l’usage est recommandé pour la rédaction des mémoires de l’ENSSIB.

L’ISO 690 est une norme internationale qui donne des principes directeurs pour la rédaction de références bibliographiques et de citations. Elle s’applique à tout type de ressources ayant fait l’objet d’une publication, y compris sous forme électronique, mais exclut de son périmètre les documents manuscrits ou non publiés.  La version en vigueur est la 3e édition publiée par l’ISO en 2010. Sa traduction française a été homologuée en France par l’AFNOR sous la référence NF ISO 690:2010, dans cadre de classement Z 44-005.

Jusqu’en 2010, la 2e édition de la norme se présentait sous la forme de deux documents : un premier volet publié en 1987, et un second en 1997, consacré aux documents électroniques. La 2e édition de 1987 succédait à une 1re édition de 1975.

Malheureusement, comme la plupart des normes, l’ISO 690 n’est pas accessible en ligne librement. Elle est vendue  — cher — par l’ISO comme par l’AFNOR. On peut cependant arriver à la dénicher en pdf dans sa version anglaise en cherchant bien dans Google, mais je ne suis pas persuadé que le lien direct soit bien légal, donc si cela vous intéresse, jouez du “filetype:pdf”, ça ne devrait pas être trop compliqué ;-). Cette difficulté d’accès explique sans doute :

  • le faible usage de cette norme dans le milieu académique
  • la référence fréquente à la 2e édition dans différents guides et recommandations, alors que cette version est censée être caduque.

Les différences entre les prescriptions de la 2e édition et la 3e sont paraît-il minimes, mais je n’ai trouvé nulle part un comparatif détaillé (encore un contrecoup de  la difficulté d’accès).

Il y a heureusement de nombreux guides d’implémentation rédigés par des universités ou des écoles. Parmi les complets et faciles d’accès, je citerais:

Une des particularités de la norme ISO 690 par rapport à d’autres styles de citations est d’être un cadre assez souple, sujet à interprétation, ce qui explique les divergences (souvent minimes) entre les différents guides. Dans le cadre d’une intégration à Zotero, la gestion de certaines de ces variations supposent un paramétrage du fichier CSL générant les références à intégrer au texte rédigé. D’autres seront plus facilement gérées au moment de l’import des données bibliographiques dans Zotero. Et il est probable que certaines ne pourront pas l’être de manière automatique (par exemple, comment Zotero pourrait-il décider qu’un titre est “long” et peut être abrégé?)

Pour la construction des références, voici quelques exemples de ces choix reposant sur le jugement ou les besoins du créateur de la bibliographie :

  • la norme ne prescrit pas de ponctuation ni de choix typographiques particuliers (§ 4.4)
  • dans certains cas, le responsable éditorial d’un document collectif peut être cité en auteur principal (§ 5.1). Dans d’autres cas, en auteur secondaire. La distinction semble assez délicate, surtout dans le cadre d’une implémentation informatique.
  • s’il y a plusieurs auteurs, le nom des auteurs suivant le premier peuvent être sous la forme “NOM, Prénom” comme le 1er auteur, mais également “Prénom, NOM” (§ 5.4.1)
  • s’il y a plusieurs auteurs, “il peut être approprié” de débuter la référence par le titre ou la collection, au lieu des auteurs (§ 5.4.1). L’exemple donné est une compilation musicale.
  • s’il y a plus de 3 auteurs, il est préférable de tous les indiquer, mais il est aussi possible d’en omettre certains. En cas d’omission, le 1er auteur doit obligatoirement être donne, suivi de “et al.” ou “et autres”. L’exemple de la norme ne donne que le 1er auteur, mais j’imagine qu’un nombre indéfini d’auteurs peut être donné (§ 5.4.2)
  • la mention des auteurs secondaires (qui se fait après le titre) est facultative : “Pour faciliter l’identification d’une ressource donnée, ou compte tenu de l’objectif de la citation” (§ 5.4.5)
  • si des auteurs secondaires sont mentionnés, l’indication de leur fonction n’est pas normalisée, mais doit être faite “de façon à identifier clairement la relation entre la fonction considérée et tout ou partie de la ressource” (§ 5.4.5)
  • si le véritable nom d’un pseudonyme est connu, il est possible de l’indiquer entre [ ] après son pseudonyme (§ 5.5)
  • les références à des oeuvres anonymes “peuvent” (sans que cela soit une obligation) être introduites par “Anon.” dans le cas d’une citation de type “auteur-date”, et par le titre dans les autres cas (§ 5.6)
  • si la ressource est plus connue sous un titre alternatif, ce titre “peut” être ajouté entre [] après le titre privilégié (§ 6.1.3)
  • un titre très long “peut” être abrégé (§ 6.1.4)
  • les sous-titres “peuvent” être omis s’ils ne donnent pas d’information essentielle sur la ressource (§ 6.1.5)
  • un titre ambigu ou comprenant une abréviation peu claire “peut” être explicité entre [] (§ 6.1.6)
  • “si des conférences régulières se sont tenues sous le même titre, il peut s’avérer nécessaire d’ajouter la date et le lieu de la conférence à titre de précision” (§ 6.5)
  • le “In:” est nécessaire devant un titre de monographie, mais facultatif devant un nom de périodique. Et il peut être remplacé le cas échéant par des équivalents dans d’autres langues (“dans” en français ?) (§ 6.4)
  • “si nécessaire”, la nature de la ressource doit être précisée entre [] (§ 7)
  • en cas de ressource mise à jour, il est possible d’indiquer uniquement la date de mise à jour, ou bien “pour plus de clarté” la date de publication initiale et la date de mise à jour (§ 8.2)
  • le terme “volume” ou les termes équivalents pour décrire des parties de publication en série “peuvent” être omis si la typographie et la ponctuation permettent de les remplacer (§ 10.3)
  • la collection et le numéro dans la collection “peuvent” être donnés (§ 11)
  • la classification, les dimensions, le  prix et la disponibilité, la langue de la ressource ou une marque déposée “peuvent” être transcrits (§ 14.2 à 6)
  • la citation des normes, rapports techniques en collection et publications similaires fait l’objet d’un paragraphe (§ 15.10), mais leur traitement reste assez allusif: la norme indique que la collection et le numéro constituent des éléments essentiels, et que la collection peut être abrégée. Mais dans les exemples donnés, l’emplacement de ces mentions au sein des références n’est pas claire : doivent-ils figurer après le titre ou après la date? Et peut-on étendre ces conseils à des rapports parlementaires, aux rapports thématiques de l’inspection générale des bibliothèques, ou aux rapports d’activité d’une organisation?

Pour l’utilisation des références dans des citations, la norme permet également plusieurs techniques, détaillées dans l’annexe A (auteur-date, numéro de la référence, note). Mais cette annexe n’a de valeur qu’informative, et les choix qui y sont présentés peuvent donc être discutés. Ainsi, dans le cas des citations sous forme de notes :

  • la norme ne prévoit pas que la note puisse contenir une référence sous une forme courte, ou adaptée (par exemple en utilisant la forme “Prénom NOM”), et qu’une bibliographie finale contienne la version détaillée de la référence. Cette pratique se rencontre pourtant.
  • la norme n’évoque pas la possibilité d’avoir recours les abréviations “op. cit” et “ibid”, couramment utilisées dans les travaux de SHS francophones. Si une note renvoie à une ressource citée dans une note précédente, elle peut soit répéter la référence intégrale, soit donner le nom de l’auteur et la référence de la note précédente, en précisant si nécessaire la pagination. Par exemple, la note 2 “2. STIEG, M.F., The information needs of historians. College and Research Libraries. 1981. 42(6). p. 549-560″ peut être suivie d’une note 3  “3. STIEG, réf. 2. p. 555″.

Ces pratiques sont-elles pour autant contraires à la norme? Je serais tenté de répondre non, dans la mesure où l’annexe A n’a pas de valeur normative…

 Zotero et la norme ISO 690

That’s all folks

La suite au prochain épisode

 

Quel tarif pour les lecteurs extérieurs en bibliothèque universitaire?

En rouge, corrections du 8 septembre
Pas de considérations métaphysiques dans ce billet. Des faits, rien que des faits, et surtout des sous ! ;-)

La question, qui s’inscrit dans la préparation de mon mémoire : combien coûte l’inscription dans une BU pour un lecteur absolument extérieur au monde universitaire, et ne bénéficiant d’aucune des réductions possibles (la liste des réductions varie fortement d’un établissement à l’autre. Disons que notre Monsieur Lambda n’est ni chômeur, ni étudiant d’une autre université, ni retraité de l’éducation nationale unijambiste inscrit dans une formation continue co-organisée par un établissement conventionné, etc) ?

Pour répondre à cette question j’ai dû dresser un tableau en examinant un par un les sites des BU françaises. J’ai exclu pour l’instant les BIU parisiennes (et la BU LSH de Lyon), les INSA et autres écoles, et les BU de Nouvelle Calédonie et du Pacifique (les tarifs sont en Francs Pacifique). J’ai par contre inclus les 3 universités technologiques (Troyes, Compiègne, Belfort).

[Mais quel est le sadique qui  a inventé la grammaire française? Pourquoi j’ai exclu mais j’ai inclus? Hein? Pourquoi?]

Restent 73 établissements, dont j’ai repris les intitulés “ESGBU” pour simplifier.

Bilan :

– une bibliothèque où apparemment aucun extérieur ne peut s’inscrire : Paris 2 (Assas). Accès limité sans doute lié à l’histoire particulière de Paris 2 qui a longtemps été privée de BU (mais vous me direz, c’était aussi le cas de Paris 7…)

- 2 BU qui n’indiquent pas les tarifs sur leurs sites (et j’ai cherché!) : Paris 1 (Panthéon-Sorbonne) et Paris 5 (Descartes) Correction : l’inscription est gratuite à Paris 1 et de 68 euros à Paris Descartes

70 72 BU fournissant cette information

Parmi ces 70 72, le tarif médian est de 35 euros.

Dans le détail, le “pivot” est de 34 euros, autrement dit le montant des droits versés par les étudiants pour la bibliothèque lors de leur inscription (montant fixé par arrêté pour l’année 2013-2014, et revalorisé régulièrement), qui sert donc de référence à la plupart des établissements pour fixer leurs tarifs pour le grand public.
Certaines bibliothèques utilisent ce montant de référence comme un “tarif réduit”, dont bénéficient par exemple les étudiants d’autres universités, ou les personnels de l’Education nationale. Dans ce cas, elles établissent fréquemment le tarif plein en affectant le montant de 34 euros d’un coefficient multiplicateur (x2, ou plus rarement x1,5, ce qui nous donne soit 68 soit 51 euros) ou en rajoutant 10 euros. Dans une minorité de cas le tarif d’inscription semble totalement décorrélé des 34 euros.

Tarif plein Nombre de bibliothèques
Gratuité 1
Moins de 34 euros 6
34 euros 28
Entre 34 et 68 euros 24
68 euros 9
Plus de 68 euros 4

Une partie des 4 tarifs inférieurs à 34 euros sont probablement des erreurs liés à une mise à jour irrégulière des sites.
Enfin, signalons deux cas particuliers sur lesquels je reviendrai sans doute :
Toulouse 1, qui propose à ses lecteurs (étudiants, enseignants ou extérieurs) un droit supplémentaire facultatif de 15 euros permettant emprunter plus de documents (politique qui a fait vivement réagir des collègues de Reims et d’Angers en 2010). Le tarif que j’ai retenu ici est le tarif de base pour les extérieurs (44 euros), sans ces 15 eurs.
Angers, qui propose des tarifs différenciés, mais pour les extérieurs uniquement : avec ou sans accès à la documentation électronique. Jusqu’à cette année, l’inscription “sans documentation électronique” était gratuite, et l’inscription premium à 34 euros. A partir de l’année prochaine, l’inscription de base passera à 15 euros, et l’inscription premium à 50 euros. J’ai retenu 34 euros (pour pouvoir comparer avec un service rendu équivalent dans les autres BU)

Et voila le détail

Nom Zone géographique Type de bibliothèque Type d'établissement Montant plein tarif (€)
PARIS-DAUPHINE Ile-de-France BU Université 200
TROYES Province BU Université Technologique 200
PARIS 10 Ile-de-France BU Université 110
COMPIEGNE Province BU Université technologique 73
BORDEAUX Province BU Université 68
BORDEAUX 3 Province BU Université 68
PARIS 5 Ile-de-France BU Université 68
GRENOBLE 1-INPG Province BIU BIU généraliste 68
GRENOBLE 2 et 3 Province BIU BIU généraliste 68
LYON 1 Province BU Université 68
MONTPELLIER Province BIU BIU généraliste 68
PARIS 11 Ile-de-France BU Université 68
PARIS 6 Ile-de-France BU Université 68
LYON 3 Province BU Université 64
LA REUNION Province BU Université 55
AMIENS Province BU Université 51
CAEN Province BU Université 51
NANTES Province BU Université 51
TOULON Province BU Université 51
ANGERS Province BU Université 34
LORRAINE Province BU Université 50
LA ROCHELLE Province BU Université 48
ALBI (CUFR CHAMPOLLION) Province BU Université 44
TOULOUSE 1 Province BU Université 44
TOULOUSE 2 Province BU Université 44
TOULOUSE 3 Province BU Université 44
VERSAILLES-ST-QUENTIN Ile-de-France BU Université 43,5
RENNES 1 Province BU Université 42
BREST Province BU Université 40
LILLE 1 Province BU Université 40
RENNES 2 Province BU Université 40
AVIGNON Province BU Université 38
LILLE 2 Province BU Université 38
MULHOUSE Province BU Université 36,6
AIX-MARSEILLE Province BU Université 36
MARNE-LA-VALLEE Ile-de-France BU Université 35
SAINT-ETIENNE Province BU Université 35
BESANCON Province BU Université 34,7
ANTILLES GUYANE Province BU Université 34
ARTOIS Province BU Université 34
BRETAGNE-SUD Province BU Université 34
CHAMBERY Province BU Université 34
CLERMONT-FERRAND Province BIU BIU généraliste 34
EVRY VAL-D'ESSONNE Ile-de-France BU Université 34
LE HAVRE Province BU Université 34
LE MANS Province BU Université 34
LILLE 3 Province BU Université 34
LITTORAL Province BU Université 34
LYON 2 Province BU Université 34
NICE Province BU Université 34
NÎMES Province BU Université 34
ORLEANS Province BU Université 34
PARIS 12 Ile-de-France BU Université 34
PARIS 13 Ile-de-France BU Université 34
PARIS 3 Ile-de-France BU Université 34
PARIS 4 Ile-de-France BU Université 34
PARIS 7 Ile-de-France BU Université 34
PARIS 8 Ile-de-France BU Université 34
PAU Province BU Université 34
PERPIGNAN Province BU Université 34
POITIERS Province BU Université 34
REIMS Province BU Université 34
ROUEN Province BU Université 34
STRASBOURG Province BU Université 34
VALENCIENNES Province BU Université 34
DIJON Province BU Université 33
TOURS Province BU Université 33
CERGY-PONTOISE Ile-de-France BU Université 32
LIMOGES Province BU Université 32
BELFORT MONTBELIARD Province BU Université technologique 30
CORTE Province BU Université 30
PARIS 1 Ile-de-France BU Université 0

Une analyse? Pas pour l’instant. Mais j’ai quelques petites idées tout de même…